page contents

Auteur malgré moi

« Il est aussi facile de rêver un livre qu’il est difficile de l’écrire » Citation de Balzac.

Se peut-il qu’en chacun de nous sommeille un écrivain, un poète ou les deux en même temps ? Cette question qui me taraude l’esprit depuis quelques mois, je la pose à qui voudra bien m’éclairer sur ce sujet qui me tient tant à cœur. S’agissant de mon cas personnel que d’aucuns ont qualifié d’atypique, je souhaiterais avoir l’avis d’autres personnes sur cet imprévu que j’ai croisé au hasard d’un passage à vide à cause de ma mise à la retraite. A un certain moment, mon physique ne pouvant plus m’accompagner dans mes travaux manuels, il me fallait trouver autre chose pour combler le manque qui se faisait ressentir avec force. J’ai donc, emprunté un chemin qui m’a conduit vers une aventure que je n’ai pas cherchée et dans laquelle je me suis laissé emporter avec plaisir. Ce chemin auquel je ne m’y attendais pas, était la dernière voie que je pouvais suivre car se situant à l’opposé de ce que je suis sensé être.

Pour retracer cet épisode et pour que le lecteur comprenne bien le sujet, je dois résumer en quelques mots, sans vouloir me faire de la publicité, l’intrigante histoire d’un blog suivi de deux romans puis d’un recueil de poèmes. Généralement, quand on entreprend un travail quelconque, c’est parce qu’il y a un intérêt quelques parts. En effet, le mien n’est pas celui de rechercher un gain de quelque nature que ce soit, mais d’exprimer quelques idées qui me tenaient tant à cœur, de transmettre un vécu à la postérité et enfin de partager ma modeste expérience de la vie avec d’autres personnes. Reprendre ici le résumé de mon parcours titubant ayant chevauché sur deux mondes, l’archaïque et le moderne, serait fastidieux. Néanmoins, puisque la question est là, je vais essayer d’expliquer en quelques phrases, comment il m’est arrivé de faire un travail pour lequel je n’avais ni vocation ni prédisposition.

Au risque de me répéter, Je dois préciser que je suis né en 1942 à Ait Saada où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 16 ans sans avoir connu d’autres horizons, hormis les collines et la montagne entourant mon petit village de la haute Kabylie. Ma scolarité n'aura duré que quatre ans à cause d'une année perdue par manque d'instituteur et des événements naissants de 1954. A cette époque, la rentrée scolaire se faisait à l'âge de 7 ans pour les garçons et il n'y avait pas de classe pour filles. Une fois l'école terminée, il ne me restait plus qu'à m'occuper de nos bêtes et aider aux travaux champêtres. De ma vie de jeune berger dans un environnement hostile et agressif, je n'ai appris que ce que la nature m'a enseigné. Quand j’ai quitté mon village pour d’autres horizons, il me fallait apprendre, au préalable, à parler le dialecte algérien car jusque là, je ne m’exprimais que dans ma langue maternelle. Ensuite, j’ai commencé à faire mes premiers pas dans un monde qui n’était pas le mien mais que je découvrais au fil du temps. Les petits emplois que j’ai exercés çà et là, m’ont permis d’acquérir les rudiments du français. Cet apprentissage a éveillé en moi une soif d’apprendre et ce n’est qu’à l’âge de 67 ans que j’ai écrit mon premier roman. Je me surprends avec ces trois publications qui n’ont rien à voir avec mon profil de bricoleur en ce qui concerne les travaux manuels. De là, à imaginer qu’un jour, je serais édité avec une telle facilité, relevait de l’absurde et pourtant. A travers cet article, je voudrais exposer une idée à débattre, celle de savoir si la littérature et la poésie sont des domaines réservés et inaccessibles pour tous.

Est-il possible qu’on puisse devenir écrivain si les conditions ne sont pas propices ?

Comment parvient-on à composer des poèmes sans en être inspiré ?

Peut-on assimiler cet exercice cérébral, comme c’est le cas, à un entraînement de gymnastique comme on le fait en pratiquant la culture physique pour développer ses muscles ?

A ces questions, je ne saurais répondre même si j’en suis personnellement le sujet à disserter. Pour plus d’informations sur les raisons de cet article, se référer à mes blogs où je publie, dispersées dans le désordre, un amas d'idées qui passent à travers ma tête. On peut y trouver la réponse à d’autres questions me concernant. Votre avis me serait d’une grande utilité. Merci.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×