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Les voies de la vie

Un départ, un parcours, une arrivée. Voici trois éléments fondamentaux  qui régissent la vie de chacun. Ces trois principes définissent un triptyque qui se lit dans les deux sens. De gauche à droite ou de droite à gauche, rien ne change à cette formule dont la valeur est égale à néant en fin de compte si on l’inverse.

En effet, l’arrivée dans la vie dès la naissance, indique le départ sur un parcours qui finit à l’arrivée, point de départ vers l’inconnue. Donc, départ et arrivée s’inversent dans un dénominateur commun d’une valeur zéro si l’on prend en compte l’espace-temps qui efface tout. Cette équation qui échappe à la raison humaine, supprime toute trace d’existence dans un néant du néant qui va à l’infini.

Reste le parcours se situant entre les deux vecteurs, arrivée ou départ et inversement, sur lequel il faut s’attarder car c’est lui qui détermine notre vie. Ce troisième facteur ne s’évalue ni en unités, ni en quoi que ce soit, il se mesure en trépas au bout du chemin.

Chaque individu étant astreint à suivre un tracé clairement défini d’avance, par conséquent, il ira jusqu’au bout de son propre chemin, lequel mène vers une destination qui interroge. Le commun des mortels doit savoir qu’il ne sait rien et qu’il ne saura jamais rien du secret qui l’enveloppe.

Par contre, il lui est permis de s’interroger sur son parcours dans la vie. Cette particularité qui domine chaque être et qui s’étend sur une distance proportionnelle à la durée de vie, se mesure en temps réel depuis le point départ jusqu’à l’arrivée qui marque l’aboutissement d’un processus. Ensuite, c’est l’effrayante question sans réponse que d’aucuns ont résolue via quelques références. En tout cas, personne n’en est revenu pour nous éclairer sur ce qui nous attend au bout.

Ces voies de la vie, menant vers la même destination, peuvent être comparées à des sentiers, chemins, pistes, routes et autoroutes. Parmi ce nombre indéterminé de voies d’un passage qui peut être abrégé à chaque instant, il faut noter l’infinie variété de formes qui façonnent la marche de chacun et chacune.

Essayer de décrire quelques sentiers tortueux parsemés d’épines ou, à l’inverse, les grandes routes rectilignes bordées de fleurs, serait malaisé de ma part. A la limite, je pourrais imager et résumer un tronçon de ma marche, mais là encore, l’évidence me renvoie à l’incertitude du moment.

Que ceux ou celles qui voguent sur des autoroutes bordées de fleurs, emportant avec eux des bagages remplis de projets à long terme, sachent que leur voyage peut être interrompu à tout moment. Les horizons qui défilent les uns derrière les autres, ne doivent pas leur faire oublier l’impasse omniprésente où tout s’arrête.

Ceci ne veut pas dire qu’il faut se démobiliser et ne penser qu’au bout du tunnel. Il faut faire en sorte que son chemin soit sans fin tout en ayant en tête qu’il a une limite qui peut être imminente. La vie est belle et profiter de chaque instant qu’il nous est donné de vivre, serait plus sage.

 

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